Éloge de l’aléatoire

Après tout, c’est quoi, deux ans ? Ça dépend où est placé le curseur.

Chez les mômes, on compte encore en mois, c’est dire. Et c’est important, les mois. Gallia en a même fait son fond de commerce : fais gaffe, parent indigne, tu vas donner de la nourriture 16 mois et non neuf. Chez les seniors, ce ne seront que deux années de plus. En politique, c’est à peu près l’interminable course de fond nauséeuse d’une campagne d’élection présidentielle. En handball, le temps entre deux médailles d’or de l’équipe de France (presque).

Sur Internet, par contre, c’est une éternité. Vous vous souvenez du meme sur le chapeau de Pharrell ? De celui de Luis Suarez qui mordait à tout va ? Qu’un million de joueurs ont joué ensemble à Pokémon (oui, oui) ? C’était en 2014.

Deux ans, c’est aussi le laps de temps depuis lequel j’ai un boulot stable. Celui depuis lequel j’avais arrêté de bloguer. La dure compatibilité d’un métier d’écriture sérieuse et écrire futile à côté. Alors oui, la motivation de ce blog reste préhistorique : ni but professionnel, ni thématique. Un peu comme en 2007.

Rien de précis, ni demandé. C’est justement ça qui est plaisant : l’aléatoire.

(Par contre, la purge des archives n’a pas été aléatoire. Tout ne s’assume pas si facilement. (Coucou, C. D.))