Confessions Stylistiques Masculines.

Courtesy of Caroline Blomst Déjà, l’explication vieux con. Vu qu’on est en février, cela signifie donc que je me traine un blog depuis six ans. Je dis bien trainer car je suis passé du stade adolescent pré-pubère à l’humour douteux fan de son propre blog (hé oui) à celui d’ex khâgneux mégalo à l’humour douteux qui supporte à moitié ce qu’il écrit. Or donc, on est passé des skyblogs de happy-few intelligents (oui ça a existé à un moment), à la masse infâme décérébrée qui compose ce réseau maintenant. Les blogs se sont aussi pas mal sectorisés, avec notamment tous les analystes des outils web-buzz-2.0-économie numérique (-chiants comme la mort) et une catégorie plus féminine, celle des blogs de mode. Si on a souvent l’avis positif de la gent féminine (lire chez Muze), l’avis des mâles se fait plus rare, encore plus celui des mâles qui ne portent pas de slim, de Wayfarer, ou ne font pas de la musique électronique avec les cheveux gras et une barbe de deux semaines. En gros, moi -  admirez le resserrement égocentrique – c’pour ça que j’en parle. Bien sûr, côté mecs, il y a deux tendances. Ceux qui sont fans sur Facebook de la moindre supermodel un peu célèbre qui pose dans Sports Illustrated. Et ceux qui trouvent que beurk, la mode c’est une filiale de la prostitution sous couvert de luxe. Et c’est supra-tenace en hypo&khâgne ce point-là : heureusement que certains ne savaient pas que j’avais un blog, que je regarde vaguement la mode et que j’osais leur faire l’affront de passer l’ENS comme eux et lire du Dante. Passons au-delà de ces cas spécifiques puisque la mode est un art comme un autre, n’oublions pas qu’à la base c’est du travail de malade sur tissu, le côté mannequin anorexique avec son 60-80-60 ne vient se surajouter qu’après et c’est pourtant sur cela que se concentrent les critiques. De façon moins abstraite et intello, s’y connaitre en mode c’est socialement intéressant. Cinq exemples. 1. Outil de socialisation imparable : genre une copine d’un ami qui rendait un dossier sur la communication initiée par H&M (pas glam) à propos de sa campagne Jimmy Choo (glam). « Jimmy Choo ? Ah c’est pas mal effectivement leurs chaussures, tu connais ? » S’ensuivit une discussion sympathique. 2. Outil de drague imparable : car, oui, y’a une flopée d’articles en quoi – attention, stéréotype franchouillard râleur – les mecs sont des billes en style vestimentaire. Et forcément savoir faire un compliment plus précis que « sympa ton euh gilet » ou offrir des trucs classes, c’est un plus. Oui, le jour où j’ai une moitié portée sur la mode, elle sera superficielle au possible et me dépouillera financièrement. 3. Outil de « Des Chiffres et des Lettres » imparable : nan franchement, « stiletto », y’a trop moyen de se la jouer devant une assemblée de vieux. Un quart d’heure warholien, au moins. 4. Outil de langue de pute imparable : car oui la doudoune qui revient à la mode c’est laid ET cheap. Et donc nous rions en gang de hyènes dans votre dos. 5. Outil de compassion imparable : avoue, toi aussi, tu as mis un « RIP Alexander McQueen ♥ » en statut Facebook pour que tes amies te considèrent d’un œil nouveau. Plus sérieusement, c’est une ouverture d’esprit culturelle et esthétique comme une autre que de lire des blogs de mode pas cheap. Par contre, la mode masculine me dépasse encore, notamment tous les mois dans GQ. Enfin hormis les costumes Kenzo & Co mais c’est pas non plus des fringues usuelles. Mais s’y connaitre en mode féminine, c’est donc déjà un plus, enfin je crois. Surtout dans mon rôle d’observateur où je ne suis pas du tout impliqué (les legging en cuir ne me siéent pas assez). En gros, la meilleure position possible. Il n’aura fallu que cinq mois pour me boboïser, fichtre !

Similitudes.

Similitudes.

© David Guttenfelder, USA, The Associated Press. Au risque de me répéter, question photographie, j’ai deux genres que j’affectionne particulièrement : la photographie de mode et le photojournalisme. Rapide article pour vous parler cette année encore des World Press Photo Awards qui viennent d’être révélés. Si le débat « peut-t-on tout montrer ? » n’est toujours pas clos avec une récompense attribuée à une série de photos sur la lapidation, on reste dans le même sujet au fil des années : la guerre. Si c’était celle des subprimes l’année dernière, retour à des choses tout aussi concrètes et brutales, même en tong et en bermuda. Ce cliché n’est pas le lauréat 2009, mais certainement celui qui me marque le plus dans la sélection officielle. Et n’oubliez pas d’aller voir la galerie de cette année, sait-on jamais.

What the Fa(u)c(k) ?

What the Fa(u)c(k) ?

Un peu de sang, c’est toujours efficace. Préambule L’ennui naquit un jour de l’université. Honoré de Balzac

Facts #5

Depuis la prépa, j’avais bien plus l’habitude des soirées en petit comité ou même des trucs de quarante-cinq personnes au max. Soft, quoi. Avec la Nuit Icam 2010 de Toulouse, multiplions ce chiffre hum disons par cent. Ouais, c’est un bon chiffre 4500. Et c’est donc au milieu de toute cette population étudiante (mais aussi quelques profs de l’ICAM alcoolisés, LOL), avec de la bonne musique, une bonne ambiance tout ça tout ça que je me suis retrouvé. Ah, et Danger il est doué, définitivement. D’ici là, retour à la morosité parisiano-orléanaise.