James dîne, l’idole déjeune.
Indépassable comme jeu de mot pourri non ? Non. Enfin bref, trêve de paroles de geek, je préfère vous conter ma vie délicieuse / inintéressante (rayer mention inutile) avec un report du Printemps de Bourges ’08. // Le 22 Ouest, opération ticket. Quatre personnes. Deux tickets. Hum 4-2=2. Il nous manquait donc deux tickets pour cette fameuse soirée du 22 Ouest, cqfd (avec notamment Séb’ Tellier). Arrivé là-bas 2 heures avant afin de voir le business que l’on pouvait éventuellement faire… au milieu de ceux qui allaient à la soirée rock (look métalleux) et ceux à notre soirée électro (look hype/fashion victim). Pas de chance, on atteindra au maximum 3 places, donc on scinde le groupe en deux – deux qui y vont et deux qui n’y vont pas (et au passage, revente à 45€ de la 3e place, soit une jolie plus-value de 27€ mes petits amis, oui oui). Spectacle 18, le 18 Avril, à 18€. Il y avait un signe ! // 22h-02h : When ElectroMusic Meets British Rock. On arrive donc dans la salle et bim! ZombieZombie avait commencé. Bon, j’avoue que le krautrock, c’est à dire la rencontre entre rock, son minimaliste, garage, électro, n’a jamais été ma tasse de thé – excepté les dieux vivants de Kraftwerk (période 1970-1983). Mais il y a chez ZombieZombie une certaine créativité, malgré des sons assez souvent stridents/agressifs qui choquèrent parfois mon oreille de non-initié. Je n’irais certainement pas les voir en scène solo, mais bon, ils ont une musique électro honorable. Pas mal pour le warm up. Vint alors celui que tout le monde attendait (salle comble, nombreuses caméras télé) , le nouveau Chabal de la pop-électro : Sébastien Tellier. Fidèle à lui-même, c’est à dire complètement mégalo et chantant une cigarette dans une main, un verre de champagne dans l’autre . Au programme : des chansons du l’album suintant Sexuality (Roche, Kilometer, Divine – chanson Eurovision -, Une Heure) mais aussi de l’incontournable Politics (La Ritournelle, Ketchup vs Genocide). Je plussoie ! Oui, Séb’ est mon nouveau chouchou French Touch, vous n’y pourrez rien. A noter une version dantesque de Ketchup vs Genocide avec un solo guitare monstrueux. Je regrette juste un truc : la mise en scène de La Ritournelle, où les paroles a capella ont précédé l’instru’ au lieu de l’inverse (4 minutes d’instru’ qui finissent sur un refrain merveilleux.) Autant, Sébastien Tellier, je m’attendais à aimer, autant j’avoue que The Wombats fut une très agréable surprise. Du rock british genre Arctic Monkeys (en mieux) très péchu et entrainant, qui était bien agréable à écouter et permettait de garder la forme (ils passaient 0h00-1h00 !). Une ambiance de folie dans la salle, avec slams, des intrus sur scène et de véritables musiciens-showmen. Des morceaux parfois très toniques, parfois plus calmes. J’adore, j’adhère. Histoire de bien achever la soirée, Danton Eeprom, un des petits nouveaux de la scène française marseillaise, DJ techno-acid/background rock/électro. Et là c’est le couac : malgré une musique profonde (qui n’est pas sans rappeler la trance par moments, chère à Augustin), la mayonnaise n’a pas pris. J’aurais pu accrocher sur cet after … mais des basses insoutenables à 105 dB étaient clairement oppressantes sur les tympans. Ça faisait un bourdonnement déchirant sur une musique que j’aurais pu apprécier. Résultat, set de Danton Eeprom abrégé de 30 min me concernant… A écouter sur le Web, pour se donner un avis moins « douloureux ». // To Put It In A Nutshell C’était tout de même très sympathique tout ça, je suis près à remettre une soirée électro live au prochain Printemps ! D’ailleurs, ça me tente encore plus pour aller voir Digitalim à Arras et/ou Prydz à Nice. En plus salle très tranquille, avec bar et tout, et une bonne ambiance. Merci à ce cher Thibault pour l’hébergement et la voiture d’ailleurs ! Mon Printemps de Bourges 08 ? Banco ! * Sébastien Tellier * The Wombats * Zombie Zombie * Danton Eeprom