Hel(sinki) yeah ?

Voyager, c’est parfois un truc névrotique – la lecture de la Géographie de l’instant de Sylvain Tesson donne l’impression d’être le psy de l’auteur, c’est ahurissant. Dans le genre, souvent, je me suis demandé ce que je saisissais vraiment : l’âme d’une ville, celle que je veux en voir, celle que le Routard m’amène à voir ? La plupart de mes escapades se limitant financièrement à quelques jours, je me questionne sur les ressentis que j’en retire réellement.

Du coup, à Helsinki, seule zone nordique restée hors de mon radar, je n’ai pas perçu le sisu dont on me parlait. En finnois, c’est le mot qui veut dire l’état-d’esprit-et-d’abnégation-qui-permet-aux-Finlandais-d’y arriver comme ils le souhaiteraient (ça se place tranquille, en soirée, entre deux petits fours, oui). Je n’avais pas choisi non plus ces périodes fantasmées de l’hiver et son manteau neigeux (comme pour Stockholm) ou l’été (comme pour Copenhague), mais un mois d’avril. Tout ce qu’il y a de plus dépassionné.

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